La paraphrase et le plagiat suscitent souvent des interrogations dans les milieux académiques et professionnels. Bien qu’ils impliquent l’usage d’idées extérieures, leurs intentions et conséquences diffèrent. Distinguer ces deux pratiques est essentiel pour produire un contenu conforme aux normes intellectuelles, notamment dans les travaux universitaires ou les publications officielles.
La paraphrase consiste à reformuler une idée ou un passage dans ses propres mots, tout en préservant le sens initial. Elle implique une transformation en profondeur : structure grammaticale, vocabulaire, rythme, voire une réorganisation du contenu.
Contrairement à la citation, qui reprend les mots exacts d’un auteur, la paraphrase reflète une compréhension personnelle de l’idée. Elle permet d’intégrer l’information dans son propre raisonnement tout en maintenant l’unité stylistique du texte. Cette méthode est largement utilisée dans les contextes académiques, analytiques ou de vulgarisation.
Elle exige un véritable effort intellectuel : il ne s’agit pas de changer quelques mots, mais de repenser la formulation de fond en comble.
Le plagiat désigne le fait de reprendre une œuvre ou une idée sans en mentionner l’auteur, qu’il s’agisse de textes, données, résultats ou formulations originales. Il peut être intentionnel ou résulter d’une négligence.
Il ne se limite pas au copier-coller : une traduction non attribuée, une reformulation sans source, ou la reprise d’un raisonnement sans mention constituent également du plagiat. Dans tous les cas, l’absence de référence rend l’acte intellectuellement frauduleux.
Paraphraser, c’est plus que reformuler. Cela demande rigueur et clarté. Voici quelques règles essentielles :
Avant de paraphraser, il faut bien comprendre le texte original. Une reformulation pertinente repose sur une maîtrise du sens, et non sur une substitution mécanique. Résumer oralement l’idée peut aider à s’en détacher avant la rédaction.
Prenez le temps de lire le passage plusieurs fois. Posez-vous des questions simples :
– Quelle est l’idée principale ? – Quels sont les arguments ou exemples utilisés ? – Est-ce que je peux expliquer cela à quelqu’un avec mes propres mots ?
Résumez oralement ce que vous avez lu, comme si vous deviez le raconter à un camarade. Ensuite, rédigez à partir de cette version orale. Cela vous aidera à ne pas suivre la structure originale inconsciemment.
Il faut transformer la forme du texte : réorganiser les idées, utiliser des synonymes adaptés, varier les tournures syntaxiques et adopter un ton personnel. Ce que vous pouvez faire :
La citation reste obligatoire, même après reformulation. Cela peut prendre la forme d’une introduction du type selon X, d’une note ou d’une référence bibliographique. Mentionner la source, c’est respecter l’honnêteté intellectuelle.
Pour indiquer les sources des extraits utilisés, vous pouvez introduire vos paraphrases avec des expressions variées qui signalent l’origine de l’idée. Voici quelques exemples utiles :
– « D’après cet auteur, … » – « Selon les recherches de [Nom de l’auteur], … » – « Ainsi, selon cet auteur, … » – « Si nous reprenons les propos de l’auteur… » – « Cela revient à dire que… » – « Autrement dit… » – « Cet auteur semble dire que … » – « En d’autres termes… » – « Si l’on en croit les dires de cet auteur, … » – « Il ressort de cette analyse que… »
Même pour une idée générale, ou une information de culture disciplinaire, si elle ne vient pas de vous, mentionnez la source.
Il est recommandé de relire la version originale et la paraphrase pour vérifier que le sens est respecté et que la formulation est suffisamment éloignée. Ce que vous devez vérifier :
– Ai-je repris les idées sans reprendre la structure des phrases ? – Est-ce que mon passage peut être reconnu comme un simple « habillage » de l’original ? – Ai-je bien cité la source ?
Lisez votre paraphrase à voix haute : elle doit paraître naturelle, fluide, et rédigée dans votre propre style.
Non, si l’auteur de l’idée est cité. Une paraphrase respecte la propriété intellectuelle uniquement si elle s’accompagne d’une mention explicite de la source.
La confusion survient quand une reformulation omettant la source donne l’illusion d’une réflexion personnelle. Ce cas, appelé plagiat par dissimulation, reste une forme d’appropriation indue, même si les mots changent.
Tout repose sur la transparence de la source. Une paraphrase bien citée est une pratique légitime. Une reformulation sans attribution, en revanche, revient à s’approprier une idée étrangère.
Des outils comme ceux d’Evaluo détectent même les paraphrases. Les institutions appliquent parfois des seuils de tolérance, variant entre 5 % et 25 % selon les contextes.
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