La question du plagiat prend une place grandissante dans les parcours universitaires. Que ce soit pour un devoir, un rapport, un mémoire ou une thèse, la rigueur attendue en matière de citation et de production personnelle est élevée. Le développement des outils numériques et de l’intelligence artificielle facilite la recherche d’information mais augmente aussi les risques de contenu non original.
Avant d’apprendre à le prévenir, il est essentiel de comprendre en profondeur ce qu’on appelle plagiat. Ce n’est pas seulement copier-coller un paragraphe trouvé sur Internet. Le plagiat peut prendre plusieurs formes, parfois discrètes, mais toutes sont prises au sérieux dans un cadre académique.
Le plagiat consiste à présenter comme sien un contenu qui provient d’une autre source, sans en mentionner clairement l’origine. Cela concerne :
Chaque fois que l’on utilise une information, une donnée ou une structure qui ne provient pas de sa propre réflexion, il faut indiquer clairement la source. À défaut, cela sera considéré comme du plagiat, même sans intention de tricher.
Mais plagier n’implique pas toujours une intention de tricher. Il est facile de tomber dans le plagiat par manque de méthode :
C’est pourquoi il est indispensable d’apprendre à identifier, mentionner et formater correctement chaque emprunt.
À l’université, l’apprentissage repose sur l’analyse personnelle, l’esprit critique et la capacité à construire un raisonnement à partir de sources fiables. Le plagiat va à l’encontre de cette logique. Il est perçu comme une forme de fraude intellectuelle et nuit à :
– la crédibilité du diplôme obtenu, – la qualité du travail universitaire, – l’équité entre étudiants, – la confiance dans le système d’évaluation.
Les sanctions prévues dans les règlements peuvent aller de l’avertissement à l’annulation de la note, voire l’exclusion temporaire ou définitive de l’établissement.
Éviter le plagiat ne repose pas uniquement sur la citation. Cela commence dès la phase de recherche documentaire, continue pendant la rédaction, et se termine par une vérification finale. Cette section propose une méthode simple pour ne pas tomber dans le piège du plagiat, même involontairement.
L’une des causes principales de plagiat est le manque de rigueur pendant la prise d’informations. Pour l’éviter :
Un bon réflexe : considérer chaque note comme une future citation potentielle, à documenter dès le départ.
Une idée que vous reformulez dans vos propres mots reste la propriété intellectuelle de son auteur. Il faut donc la citer. Il existe deux types de citations :
– Citation directe : entre guillemets, avec la source indiquée, – Citation indirecte (paraphrase) : sans guillemets, mais avec la mention de l’auteur et de la source.
Il ne suffit pas de changer quelques mots ou la structure d’une phrase pour s’approprier une idée. La mention de l’origine est toujours nécessaire.
Tous les contenus utilisés dans un travail universitaire ne nécessitent pas une citation formelle. La difficulté consiste à reconnaître ce qui relève d’un savoir partagé et ce qui provient d’un auteur identifiable.
Un contenu doit être cité lorsqu’il ne vient ni de vous, ni d’une connaissance largement admise. En cas de doute, citer reste la meilleure option. Cela montre une démarche rigoureuse et renforce la crédibilité de l’argumentation.
Ce qu’il faut toujours citer :
– les textes, chiffres ou images provenant d’une source, – les résultats d’études ou d’expériences, – les idées spécifiques développées par un auteur.
Ce que vous n’avez pas à citer :
– les faits connus de tous (ex. : la Terre tourne autour du Soleil), – les idées générales considérées comme appartenant à la culture commune, – vos propres réflexions, à condition qu’elles soient réellement personnelles.
Avant de finaliser un devoir, une relecture attentive permet de s’assurer que toutes les sources ont bien été mentionnées et que les citations sont correctement intégrées. Ce moment de vérification est indispensable pour corriger les oublis ou les maladresses de formulation. Il ne s’agit pas uniquement de corriger les fautes ou les tournures de phrase, mais aussi de relire avec un œil critique tout ce qui ne vient pas directement de soi.
Certains outils en ligne permettent d’identifier les ressemblances avec des textes existants. Ils peuvent aider à repérer des passages trop proches de leur source ou des références oubliées. Utilisés en complément d’une relecture manuelle, ils renforcent la fiabilité du travail rendu
Citer c’est montrer que vous vous appuyez sur des travaux reconnus, que vous avez effectué une recherche sérieuse, et que vous êtes capable de replacer votre réflexion dans un contexte. Une citation bien intégrée sert à illustrer, appuyer ou nuancer votre point de vue.
Chaque fois que vous utilisez un extrait de texte, un chiffre, une idée précise ou une information issue d’un document, la source doit être indiquée clairement.
Les universités imposent souvent une norme de citation, ou laissent le choix entre plusieurs. Quelle que soit la méthode choisie, elle doit être appliquée de manière cohérente dans l’ensemble du document. Une seule norme par travail : c’est la règle.
Parmi les plus courantes, on trouve les styles APA, MLA, Chicago, Harvard ou encore ABNT. Ces modèles déterminent la présentation des références dans le texte, en note de bas de page ou en bibliographie. Il est important de consulter un guide spécifique à la norme utilisée pour en respecter les détails.
Les citations peuvent apparaître directement dans le corps du texte ou être accompagnées de notes en bas de page. En fin de travail, une bibliographie complète recense toutes les sources utilisées. Elle doit être organisée de façon claire, souvent par ordre alphabétique ou chronologique.
Lorsqu’un passage est repris mot pour mot, il doit être placé entre guillemets. En cas de reformulation, la citation est indirecte mais doit tout de même mentionner la source.
Les exigences en matière de citation et d’originalité peuvent varier selon le type de travail demandé. Chaque format a ses particularités, mais l’objectif reste le même : produire un contenu personnel, structuré et correctement référencé.
Dans un rapport de stage, il est courant de présenter l’entreprise, les missions effectuées et les outils utilisés. Pourtant, ce travail ne doit pas se limiter à reformuler des documents internes ou à copier des passages du site de l’entreprise.
Les informations de contexte doivent être synthétisées avec vos propres mots. Si des documents fournis par l’organisation sont repris, il faut les mentionner clairement. Un bon rapport montre votre compréhension personnelle de l’environnement professionnel, pas une simple compilation de sources.
Le mémoire demande un travail d’analyse approfondi. Il repose sur une revue de la littérature, l’usage de sources théoriques, et parfois des données empiriques. Dans ce cadre, chaque information tirée d’un ouvrage, d’un article ou d’un site spécialisé doit être intégrée avec méthode.
La bibliographie finale est obligatoire. Elle doit reprendre l’ensemble des documents cités dans le texte, selon la norme choisie. Un mémoire bien structuré fait apparaître la capacité à utiliser les références existantes pour développer une réflexion propre.
La rédaction d’une thèse implique une exigence élevée en matière de citation. Les emprunts non signalés sont particulièrement surveillés, car la thèse doit démontrer une capacité d’innovation intellectuelle dans un champ disciplinaire donné.
Les sources doivent être diverses, pertinentes et bien documentées. Chaque citation doit être justifiée et intégrée avec cohérence. L’ensemble du travail repose sur la transparence des références et le respect des normes scientifiques propres au domaine étudié.
Les outils d’intelligence artificielle sont de plus en plus accessibles pour rédiger, reformuler ou organiser des idées. Bien qu’ils puissent être utiles dans certaines phases du travail, leur usage soulève des questions précises en matière d’intégrité académique.
Un outil d’IA peut suggérer des formulations, proposer un plan ou aider à reformuler un passage. Mais il ne remplace pas le raisonnement personnel, ni le travail de recherche. Son contenu ne doit jamais être repris tel quel sans une relecture critique et une reformulation appropriée.
L’objectif reste toujours de produire un travail cohérent avec votre niveau d’analyse, vos lectures et votre compréhension du sujet.
Avant d’y recourir, il est indispensable de vérifier si l’enseignant l’autorise. Si son utilisation est acceptée, elle doit être expliquée dans le devoir, en précisant :
– le type d’aide sollicitée (reformulation, idées d’exemples, structure), – les limites imposées à cet usage, – les modifications apportées au contenu généré.
Un outil d’IA ne dispense pas de citer les sources utilisées. Si une information intégrée provient d’un document extérieur suggéré par l’outil, c’est à l’étudiant de vérifier sa fiabilité et d’en mentionner l’origine.
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